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ombre



Yotsumegaki - 四つ目垣

Yotsumegaki - 四つ目垣


 



150503 -
A la recherche de...

Mise en place d'une nouvelle barrière de type yotsumegaki (四つ目垣). Elle permet de délimiter le roji tout en donnant une assise aux plantations situées (ou à venir) de part et d'autre.

à suivre… (ou pas)





 


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Takehogaki - 竹穂垣


 



150322 -
A la recherche de...

Côté roji, la trêve hivernale est terminée et les prémices du printemps se font sentir. La végétation plantée l'année dernière semble déjà se réveiller : les bourgeons gonflent, les premières pousses de sasa vitchii (au premier plan) émergent du sol et tout un tas de mauvaises herbes s'immiscent au sein de la mousse, qu'il va falloir retirer à la main ! Dans le fond du jardin, les bambous (pseudosasa japonica) plantés au printemps dernier ont bien poussé, mais il faudra encore attendre au moins 3 ans avant qu'ils ne puissent occulter, au moins partiellement, la maison voisine. Quoi qu'il en soit, le tracé du roji a été fait de sorte à ne pas présenter cette perspective à celui qui l'emprunte. Pour rappel, ce jardin est avant toute chose réalisé pour "accompagner" la future cabane à thé, et non l'inverse.

Sur la gauche, vous aurez noté cher Lecteur, un nouveau takegaki (Litt. "barrière de bambou"), réalisé à partir de brande de bruyères landaises ! Il s'agit donc d'une variation "maison" du type takehogaki (竹穂垣), qui traditionnellement est réalisé à l'aide de fines branches de kurochiku (bambou noir) dans la région du Kantô.

La brande n'était pas d'une qualité extraordinaire et l'occultation n'est pas complète (ce qui n'est pas gênant en soi), mais ce genre de takegaki gagne en présence lorsque sa densité est plus importante. D'ici 4 à 5 ans, lorsqu'il faudra changer les dôbuchi (bambous horizontaux) qui maintiennent en sandwich la brande de bruyères, je la remplacerai par une autre plus épaisse. De la canisse (en bambou fendu, joncs ou osier) peut être également utilisée sans problème. Enfin la cordelette noire qui traverse de part en part la barrière et ainsi maintient l'ensemble, aurait gagnée à être doublée pour un résultat plus harmonieux et une présence "graphique" plus forte.

La raison d'être de cette barrière est avant tout fonctionnelle : elle masque en effet le bloc extérieur du système de chauffage de la maison (pompe à chaleur). Dans son prolongement je prévois d'ajouter de nouveaux yotsumegaki pour symboliser la limite du roji.

Comme toujours, je me suis référé à l'excellent ouvrage de Isao Yoshikawa (voir aussi la présentation vidéo dans la fujithèque) pour la réalisation de ce nouveau takegaki. La cordelette noire a été commandée auprès de Niwashi.

à suivre… (ou pas)

 




 


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Renjimado - 櫺子窓
Sudare - 簾 / Natsusôji - 夏障子


 



150228 -
Projet sôan
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La période hivernale n'a pas été des plus productives concernant mon projet de construction du sôan... Mais avec le retour du printemps je devrais pouvoir me remettre au travail prochainement.

Ceci étant, n'allez pas croire, cher Lecteur, que je n'ai rien fait depuis mon dernier billet sur le sujet. Preuve en image (ci-contre) avec ce qui sera une partie de la façade du sôan. Le carré en bas à gauche sera l'entrée basse (nijiriguchi - 躙口), la partie de droite sera cloisonnée et au dessus, chapeautant le tout, une large ouverture (renjimado - 櫺子窓) fermée par deux shôji qui , bien entendu, peuvent coulisser lattéralement ou s'enlever totalement. Le kanji "" fait référence au fait qu'il sera posé plus tard au travers de la fenêtre, des chaumes de bambou verticaux (un peu à la manière de "barreaux de prison"). Traditionnellement, le nombre de chaumes utilisés est toujours impair et varie en fonction de la largeur de l'ouverture.

On retire les shôji essentiellement en novembre, pour faciliter les opérations de remplacement du washi (和紙 - Litt. : "papier japonais") que l'on décolle à grande eau. Shôji et fusuma ( - cloisons amovibles opaques) peuvent aussi être retirés en été afin de permettre une meilleure circulation de l'air. Ils peuvent alors être remplacés par des sudô (簀戸, aussi appelés natsushôji 夏障子, litt. : "shôji d'été") dont le cadre en bois n'est pas pourvu de washi, mais est remplacé par un fin treillis végétal. Autre solution plus "légère" de remplacement de shôji / fusuma : suspendre simplement des sudare ( - sorte de stores tressés) au travers des ouvertures.

Dans un sôan, les sudare sont posés à l'extérieur et ne comportent pas de galon par volonté de "simplicité" et "rusticité". De même, il est rare que l'on remplace les shôji par des sudô (sauf dans les chashitsu de grande taille), toujours par soucis de simplicité, on ne fait que les retirer.

à suivre… (ou pas)




 


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Shunsetsu - 春雪


 



150203
- Shunsetsu
- 春雪

 

 

 



 


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Hichaku, chanoyu

Hichaku, chanoyu

 



150128
- chadôgu (茶道具) > Hishaku (柄杓)


Le hishaku sert à puiser l'eau (chaude ou froide) pendant le processus de préparation du thé (otemae) dans le cadre de sadô / chanoyu , la voie du thé nippone. Il est entièrement fabriqué en bambou.

Il en existe plusieurs sortes, mais de nos jours, deux sont systématiquement utilisées tout au long de l'année : le furoyôbishaku, employé avec le furo (brasier portatif) et le royôbishaku utilisé avec le ro (foyer enterré). Le premier est légèrement plus petit que le second et si leur kiridome est biseauté, le sens de la coupe est inversée de l'un à l'autre (de manière à ce que la coupe soit plus ou moins parallèle au sol lorsque le hishaku est en "position de repos").

A noter qu'il existe un hishaku de taille intermédiaire appelé kenyôbishaku, dont le kiridome est coupé à angle droit et qui s'utilise tout au long de l'année (avec le furo et le ro). La distinction entre hishaku pour le furo ou le ro date de l'époque Edo, le kenyôbishaku est donc en fait une version "wabi" du premier archétype de hishaku à avoir été introduit au Japon : le sashitoshibishaku (aussi appelé daisubishaku, car utilisé de nos jours avec le daisu lors des otemae les plus formels. Le daisu étant une double étagère où les ustensiles servant à préparer le thé sont déposés).

Une version "wabi" du sashitoshibishaku car, contrairement à ce dernier dont le manche, traverse de part en part (c'est littéralement ce que veut dire "sahitoshi") la "louche" (), le kenyôbishaku (comme les furoyôbishaku et royôbishaku) possède un manche "simplement" emboité dans une découpe au niveau du en forme de croissant de lune (d'où la dénomination commune que l'on peut trouver parfois de "tsukigata", littéralement : "en forme de lune"). Ce mode d'assemblage étant jugé "plus simple", voilà pourquoi les hishaku de type tsukigata sont considérés comme "wabi".

 

à suivre… (ou pas)

 

 



 


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