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Christian Desbois - avril 2010
© Basil Sedbuk





 

160622 - A la mémoire de
Chrisitian Desbois (1952-2010)




 


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Un-Yû-An : le pavillon des nuages farceurs !
Un-Yû-An : le pavillon des nuages farceurs !




 

160508 - Sotoroji @ fujijardins II

En mai, fais ce qu’il te plaît ! Ou presque…

Délaissant momentanément le chantier « sôan », je m’attaque au nivellement de ce qui constituera le sotoroji (外露地). Le terrain étant fortement en pente, le tracé d’une allée plane pour faciliter la déambulation était un impératif.

Au premier plan, sur la gauche de la photo ci-contre, sera érigé (plus tard…) le koshikake-machiai (腰掛待合) sur lequel le ou les invités s’assoient et se préparent mentalement à pénétrer dans le sôan pour partager le thé. La petite allée remonte tout doucement en longeant les bambous (Pseudosasa Japonica) plantés il y’a 2 ans. L’espèce est invasive, mais le sol (sableux) étant pauvre et l’exposition pas vraiment optimale (très ombragé), leur croissance est ralentie et il est assez simple, ici, de les contenir. Au bout de l’allée, un virage en épingle mène à un second palier qui débouchera sur le chûmon (中門) marquant l’entrée de l’uchiroji (内露地). Tout de suite après, on trouve le tsukubai ( 蹲踞 - voir seconde photo), ultime étape avant de passer la porte du sôan

Encore beaucoup de travail en perspective...
Mais j’ai bon espoir d’être en mesure de dresser la structure du sôan dans le courant de l’été.






 


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Un-Yû-An : le pavillon des nuages farceurs !




 

160423 - Unyû-an

Ci-contre le logo que j’ai créé pour mon amie Dominique Kawano, qui a inauguré il y a quelques mois son nouveau lieu de thé, le bien nommé Unyû-an (Le pavillon des nuages farceurs). La calligraphie originale a été réalisée par Niimi-sama du temple Sôkenji à Shinshiro, amie de Dominique. Après avoir numérisé les trois kanji, je les ai intégrés entre des motifs stylisés de nuages, un peu comme si ces premiers jouaient à cache-cache avec ces derniers.
A moins que cela ne soit l'inverse...

Pour plus d’informations, merci de visiter le site du Pavillon des Nuages.






 


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Projet sôan : toujours en cours !




 

160328 - Projet sôan

Work in progress...




 


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Chabana de février




 

Tentative de chabana #160207

 




 


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Takasago

Takasago : Jô & Uba sama


 

2016@fujijardins

De part et d’autre de la baie d’Osaka se trouvent deux pins que l’on dit unis par une seule et même racine. L’un se trouve à Sumiyoshi (住吉の松 - Sumiyoshinoe, le Pin de Sumiyoshi), l’autre à Takasago (高砂の松 - Takasagonoe, le pin de Takasago). Ils seraient l’incarnation des esprits d’un couple de divinités shintô : Susano-no-Mikoto et Kushinadahime-no-Mikoto tombées amoureux l’un de l’autre et qui vécurent très longtemps, avant de mourir ensemble le même jour, au même instant. Les nuits de lune, ils reprennent forme humaine pour retrouver, en ce monde, le lieu de leur bonheur et poursuivre leur travail de collecte d'aiguilles de pin.

Jôtôba (尉と姥) est le nom donné au couple sous sa forme humaine : () le vieil homme flanqué d’un râteau (ou kumade - 熊手 - en japonais, dont la prononciation évoque les mots : "jusqu'à 99 ans" - kûjû kû made - 九十九年まで) prend soin d'engranger les bénédictions du passé pendant que son épouse Uba () balaie toute tristesse et mauvaise fortune (autre jeu de mots avec le verbe haku qui sgnifie "balayer" et le mot hyaku, "cent..." (...années, sous entendues). Ils sont une excellente représentation de la joie et du contentement qui vient de faire des efforts à travers les défis de la vie dans une relation dévouée et aimante. Symbole propitiatoire, le vieux couple est souvent à l’honneur au moment du passage d’une année à l’autre, mais aussi plus généralement, lors de la célébration de toute nouvelle « entreprise » commune, tel le mariage. que l'on espère voir durer. Cette notion (de temps qui passe et qui s'étire sur le long terme) est exprimée au travers de la représentation du pin, dont la prononciation japonaise, matsu, est l'homophone du verbe "attendre" ().

La légende des pins jumelés Aioi no Matsu (相生の松), l’une des plus vieilles du Japon, est relatée dans une célèbre pièce de nô créé par Zeami (maître fondateur du genre, qui vécut entre la fin du XIVe et le début du XVe siècle) portant le nom de Takasago no Uta (高砂の歌).

Sur le kakemono qui illustre ce billet, l'allusion au nô est évidente puisque les 2 personnages portent les masques respectifs de et Uba. Que penser dès lors de cettre représentation du couple mystique ? Rappelons que les rôles féminins sont toujours exclusivement joués par des hommes dans le théâtre classique nippon (Nô et Kabuki).

Je vous laisse le loisir, cher lecteur, de trouver votre propre interprétation.

Sous le kakemono, trône un kagamimochi-kazari. Une des décorations qui ornent traditionnellement le tokonoma (alcôve d’honneur) ou le kamidana (petit autel shintô accroché en hauteur) en tout début de nouvelle année. « Kagami » signifie littéralement « miroir ». Le « mochi » est fabriqué à partir de riz gluant pilé jusqu’à obtention d’une pâte façonnée ensuite en forme de boule. Dans les temps anciens, les miroirs étaient fabriqués à partir d’une pièce métallique de forme circulaire finement lustrée. Du cercle à la boule, il n’ y avait qu’un pas à franchir pour faire l’analogie entre mochi et kagami. Ajoutons que le miroir étant un des trois objets sacrés gardés dans le temple de Ise et le mochi une nourriture divine, nul doute que l’ensemble ne peut apporter que prospérité et protection de la part des Kami-sama !

On superpose donc deux mochi l’un sur l’autre, celui du dessus étant légèrement plus petit que celui du dessous, ils symboliseraient le passage d’une année à l’autre. Chapeautant cet ensemble, un daidai (代々), agrume nippon, dont la prononciation est un homophone de l’expression «de génération en génération», apporte un signe supplémentaire de bonne augure.

Puisse 2016 nous apporter tolérance, amour et paix.

Cha-leureusement,



 




 


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Shikoku Henro Tour 2010