fujijardins.com  
 

de ce qui reste : 2008 - 2009 - 2010 - 2011 - 2012 - 2013 - 2014 - [2015]



ombre



Projet sôan : toujours en cours !

 



150829/2 - Projet sôan.

Le projet de construction de cabane à thé rustique (sôan) continue d’avancer au rythme de mon temps libre. Durant l’été, j’ai pu monter la structure à l’abri des intempéries et ajuster les diverses pièces de bois "brutes" comme le nakabashira que l’on aperçoit au centre de la photo ci-contre.

Avez-vous un peu d’imagination cher lecteur ? Voyons cela !
La photo de ce billet montre essentiellement la partie zashiki 座敷 (terme générique qualifiant une pièce avec tatami. Ici, le lieu où l’on prépare le thé avec les invités). Au premier plan, la place du teishu (l’hôte) séparée des deux places des invités (situées vers l’arrière plan) par le nakabashira 中柱 (qui marque la limite d’un petit pan de mur appelé sodekabe 袖壁 à cause de sa forme qui évoque une manche de kimono (sode = manche) et le nakaita 中板, une longue planche située entre les 2 tatami (hôte et invités) dans laquelle sera inséré le ro (foyer enterré).

Le nijiriguchi 躙口 (l’entrée basse) est visible derrière le nakabashira et fait face au tokonoma 床の間 (non visible sur la photo, mais situé au niveau de l’escabeau). Hors champ, derrière le tokonoma se trouveront mizuya 水屋 et tsuginoma 次の間, respectivement zone de préparation et « anti-chambre », qui ici, sera plus une sorte de « sas transitoire » vers le zashiki qu’une réelle pièce à part entière. Le sadôguchi 茶道口 (la porte entre tsuginoma et zashiki utilisée par le teishu) sera situé au niveau de la couverture pourpre, au premier plan. Je suis actuellement en train de monter les structures pour les faux-plafonds. Ensuite, il me faudra attaquer la toiture dont les éléments sont déjà prêts. La « face » du tokonoma est, à l’heure où j’écris ces mots, terminée., mais il reste à faire les autres côtés.

Si vous souhaitez voir plus de détails, je vous invite, cher lecteur, à consulter les photos de cet album flickr que j’alimente régulièrement au fur et à mesure de l’avancement du projet. J’espère pourvoir monter le sôan sur son emplacement définitif au printemps prochain.

à suivre… (ou pas)




 


ombre



Comment réaliser un chôzubashi !

 



150829 -
Recette du Chôzubashi !


- Prendre un grosse pierre (granit / grès).
- Creuser un trou à l'aide d'une disqueuse.
- Finir au burin pour enlever toutes les aspérités créées par le disque.
- Laisser faire le temps pour que la mousse s'installe...

La contenance du chôzubashi est à déterminer selon la taille du tsukubaibisahku (蹲踞柄杓, la "louche") qui sera utilisé et le nombre de personnes qui utiliseront le tsukubai. Prévoir au moins 2 mesures d'eau par personne (teishu compris) + 2 mesures de plus au minimum.

Mon futur sôan (le projet avance, voir ci-dessus) pourra accueillir 2 invités et le teishu, soit 3 personnes. J'ai donc creusé un trou pouvant contenir au moins 8 mesures d'eau.

à suivre… (ou pas)




 


ombre



Soirée FORGE DE KATANA à Manigod (74) !

 



150814 -
Le katana s'invite à Manigod (74) !

Si vous avez la chance d'être dans le coin, une exceptionnelle soirée à ne pas manquer le 24 août prochain !

Pour toutes informations, merci de visiter le site de Stéphane Barbery ou celui de l'Office de Tourisme de Manigod.

à suivre… (ou pas)




 


ombre



Shikoku, même en Armagnac !

 



 



150813 -
Shikoku, même en Armagnac !

Le coeur historique du village de Larressingle est un minuscule groupe de maisons médiévales organisées autour d’un donjon, le tout, entouré de remparts. Dans l’enceinte fortifiée, un petit musée, un restaurant et 4 ou 5 boutiques, dont une consacrée à l’exposition d’artistes locaux (céramiques, sculptures, peintures, etc).

Combien de chance existait-il pour que l’île Shikoku se rappelle à nouveau à mon bon souvenir en ce lieu ? En avril dernier, je m’étonnais déjà des « petites bonnes surprises » que la vie vous réserve parfois (voir billet 150711, ci-dessous), mais là, en Armagnac, dans cette boutique dans laquelle j'étais rentré totalement par hasard, pouvais-je imaginer me replonger dans l’univers du Henromichi, le pèlerinage des 88 temples de Shikoku ?

Rencontre improbable, donc, avec Christiane Fitzpatrick-Dellevaux, céramiste et qui tenait, en ce jour de la semaine, la boutique en question ! Christiane a fait le Henromichi en avril et mai 2010, juste avant que je ne parte à mon tour en octobre et pour la première fois, à la découverte de Kobô Daichi grâce à Ozaki san et l’association Shikoku Muchujin ( voir ou revoir cette page pour revivre ce périple).

De plus, nous avions eu l’occasion de nous croiser lors de la Japan Expo de Paris en 2011, pendant laquelle Christiane avait donné une conférence sur son voyage, juste avant que je n’intervienne à mon tour pour relater la cérémonie du thé au Eirakutei dans la ville de Marugame… que le monde est petit !

Christiane a écrit un livre (en auto-publication) pour partager son aventure sur les 1200km du parcours effectué seule et à pieds (cela va de soit me direz -vous, mais il faut savoir que nombres de pèlerins voyagent aussi en bus…). Son titre : "Pèlerine au Pays du Soleil Levant". A sa lecture, nous vivons au jour le jour et marchons au côté de Christiane d’un bout à l’autre de la boucle des 88 temples et jusqu'à la ville de Koyasan sur le Honshu... Cela donne envie d'en faire de même, un jour...

Si vous souhaitez, cher lecteur, commander un exemplaire de l'ouvrage (tarif 23 €, hors frais de port), n’hésitez pas à me contacter, je transmettrai à l’auteur.

à suivre… (ou pas)




 


ombre



Exposition : Céramiques et Laques pour le chanoyu à Giroussens !

 



150812 -
Aux fous de chanoyu !

Une très belle exposition se prépare au Centre de Céramique de Giroussens.
Sa thématique : les céramiques et laques pour le chanoyu.

Du 24 au 27 septembre, nombres d’évènements seront également organisés, dont plusieurs conférences données par Monsieur Philippe Neeser ( maître de thé Urasenke au parcours unique pour un occidental), un workshop avec le céramiste américain Peter Callas, et plusieurs « rencontres autour du thé » ouvertes à tous et auxquelles je participerai en tant que teishu (officiant).

Emmanuel Alexia et Laetitia Pineda (dont j’ai déjà eu l’occasion de dire à quel point leur travail respectif était admirable) sont à l’origine de cet évènement exceptionnel qui ravira tout amateur de thé qui se respecte. Si vous en avez l’occasion, n’hésitez surtout pas cher lecteur, à vous y rendre. Si vous n'étiez pas disponible, vous aurez jusqu’au 03 janvier 2016 pour admirer les oeuvres exposées.

Par ailleurs, d’autres « rencontres autour du thé » se dérouleront régulièrement jusqu’à la fin de l’exposition et j’aurai à nouveau le grand plaisir de vous accueillir et de vous préparer le thé, les 12 et 13 décembre (sous réserve de participants). N’hésitez donc pas à venir à ma rencontre si le coeur vous en dit.

Merci de consulter cette page pour tout le détail et inscription.

 

à suivre… (ou pas)




 


ombre



Sakura - Ohanami 2015 !

Kanto Sakuramochi - Ohanami 2015 !

Michiyo san no temae - Ohanami 2015 !

 



150711 -
Ohanami...

Lorsque en mars dernier, Isabelle et Arsène me proposaient de fêter Ohanami dans leur jardin et de préparer le thé pour l'occasion, j'acceptais bien volontiers. Surtout qu'Isabelle m'informait de la présence d' invités d'honneur "très spéciaux". En effet, depuis un peu plus d'un an, une entreprise nippone a racheté une usine locale de fabrication de contre-plaqué et a dépêché sur place une petite équipe 100% japonaise : les premiers habitants du Pays du Soleil Levant dans les Landes de Gascogne (à ma connaissance du moins) ! Il se trouve qu'Isabelle et Arsène avaient eu l'opportunité, quelque temps auparavant, d'inviter par personne interposée, Monsieur Takaoka le nouveau directeur de cette usine, à venir voir les sakura en fleurs de leur jardin.

Par ailleurs, sachant que Michiyo san (rencontrée en pareille occasion en 2012) serait également présente,je la contactais pour lui demander si elle accepterait de nous préparer le thé. Lors de notre dernière rencontre, c'était moi qui avait officié en tant que teishu (hôte, celui qui prépare le thé) et j'avais pu constater avec quelle élégance Michiyo san s'était comportée en tant que kyaku (invité). Il faut préciser ici, que Michiyo san a étudié sadô dans la tradition Uraku Ryu et est issue d'une famille baignant dans l'univers du théâtre nôh. J'étais donc très curieux et envieux de découvrir son temae. Michiyo san ayant accepté pour ma plus grande joie de s'atteler à la tâche, il ne nous restait plus qu'à tout coordonner et organiser.

Préparer et servir le thé n'est pas une mince affaire, surtout lorsque les invités sont japonais, mais peut être pas pour les raisons auxquelles, cher lecteur, vous pensez. Chanoyu est une tradition, qui comme beaucoup d'autres, se perd au Japon. Ainsi, force est de constater que la moyenne d'âge au sein des écoles de thé nippones est souvent plutôt élevée. De fait, être japonais n'est pas en soi, gage de connaissances en matière de chanoyu, bien au contraire ! Un japonais, sans aucune expérience des protocoles, pourrait très facilement se sentir fort mal à l'aise pendant un chakai (une réunion de thé), se retrouvant dans une situation dont il ne maîtriserait aucun des aspects… chose qu'il allait falloir absolument éviter avec Monsieur Takaoka. Mais comme précisé précédemment, l'invitation avait été faite par personne interposée et Isabelle n'avait aucune information concernant la personne de Monsieur Takaoka. Quel était son degré d'intérêt pour chanoyu ? Quel âge avait-il ? Nous savions juste que nous serions une dizaine en tout, Monsieur Takakoka étant accompagné de trois de ses collègues japonais.

Devant ce constat, nous convenions de la chose suivante : Michiyo san préparerait le thé pour Monsieur Takaoka et ses compatriotes. Ainsi, si leur connaissance en matière de chanoyu se révélaient faibles ou inexistantes, ce ne serait pas un gaijin qui leur servirait le thé, mais une japonaise (situation qui me semblait moins embarrassante, tant pour eux que pour moi). Et pour rendre l'esprit plus convivial, le chakai serait complètement informel, sans shôkyaku (invité d'honneur), ou plutôt, nous serions tous des invités d'honneur.

Pour des raisons pratiques, je me chargerai de l'intendance et le jour J, de préparer côté "mizuya" (la salle de préparation normalement attenante au zashiki - l'endroit où se trouvent les kyaku sama et le teishu - en l'occurrence ici, la cuisine) ce que l'on appelle tatedashi, c'est à dire préparer des bols de matcha pour les autres invités sans protocole particulier, hors de la vue de tous. Si vous avez déjà été invité à un chakai au Japon, peut être avez-vous, cher lecteur, déjà vécu ce genre de situation : les participants sont réunis autour du teishu dans une salle plus ou moins grande. Celui-ci prépare un bol "dans les règles" pour le ou les premiers invités, alors que l'ensemble des autres invités voient leur bol arriver depuis le mizuya, apporté par un ou plusieurs honto-sama, les "assistants" du teishu. Ainsi, la séance ne traine pas trop en longueur (chose appréciable si vous n'êtes pas adepte du seiza) tout en permettant à chacun d'assister à un "vrai" temae et de boire un bol de matcha à la bonne température. Ce genre de manifestation se nomme ôyose chakai [大寄茶会] lift: "réunion de thé de grande assemblée").

Quelles que soient les connaissances du ou des invités d'un chakai, le teishu se doit de toujours faire de son mieux en matière de préparations et de service, comme s'il devait toujours faire le thé pour un fin connaisseur ou une personne de haut rang. Ainsi, quelques jours avant la date arrêtée pour notre rencontre avec Monsieur Takaoka, je commençais à préparer tout ce dont nous allions avoir besoin pour être certain de ne rien oublier. Enfin, la veille, je me lançais dans la confection de sakuramochi tels qu'on les fait dans la région du Kanto.

Fort heureusement, tout s'est bien déroulé le lendemain. Le sakura du jardin d'accueil était magnifique, nos invités (comme nous l'avions envisagé) ne furent pas rassurés lorsque nous annoncions que nous allions leur préparer le thé. Mais très vite la tension des premiers instants d'une rencontre entre inconnus tomba, sans doute sous l'effet du rayonnement de nos bonnes intentions. Michyo san nous gratifia d'un temae très beau, très martial (même si je ne pouvais suivre cela que de manière décousue, depuis la cuisine/mizuya où je m'affairais à préparer les bols des autres convives). Quelque chose de fort se dégageait d'elle, mais ce "quelque chose" était en même temps d'une grande douceur et d'une élégance rare… vraiment impressionnant !

Mais ce qui fut encore plus impressionnant, c'est lorsque tout ceci terminé, nous tentions de faire plus ample connaissance autour d'une coupe de champagne. Et devinez, cher lecteur, d'où était originaire Monsieur Takaoka ? De Takamatsu ! Tout comme Nankai Plywood, la société qu'il représentait… comme le monde est petit et quelle délicieuse surprise !

Avant d'être invité par Madame Ozaki Mie dans le cadre des Shikoku Tours en 2010 et 2011 et d'avoir ainsi la chance de découvrir les atouts de cette île, je n'envisageais pas d'y mettre les pieds. Et voilà que celle-ci se rappelait à mon souvenir en la personne de Monsieur Takaoka ! Certes, j'ai eu depuis l'occasion de retourner sur Shikoku à titre privé et de confirmer à quel point le charme de la mer de Seto et de ses innombrables îles et îlots m'avaient envouté. Mais tout de même, quelle drôle de coïncidence !

La vie nous réserve parfois de petites surprises bien agréables.
Il faut alors savoir les faire résonner "grandement" en soi, si petites soient-elles.

à suivre… (ou pas)




 


ombre



A la mémoire de Christian Desbois.

 



150622 -
A la mémoire de
Chrisitian Desbois
(1952-2010)

Album "La Débauche" de Tardi & Pennac.
Case n°1, page 55.

 




 


ombre



Yotsumegaki - 四つ目垣

Yotsumegaki - 四つ目垣


 



150503 -
A la recherche de...

Mise en place d'une nouvelle barrière de type yotsumegaki (四つ目垣). Elle permet de délimiter le roji tout en donnant une assise aux plantations situées (ou à venir) de part et d'autre.

à suivre… (ou pas)





 


ombre



Takehogaki - 竹穂垣


 



150322 -
A la recherche de...

Côté roji, la trêve hivernale est terminée et les prémices du printemps se font sentir. La végétation plantée l'année dernière semble déjà se réveiller : les bourgeons gonflent, les premières pousses de sasa vitchii (au premier plan) émergent du sol et tout un tas de mauvaises herbes s'immiscent au sein de la mousse, qu'il va falloir retirer à la main ! Dans le fond du jardin, les bambous (pseudosasa japonica) plantés au printemps dernier ont bien poussé, mais il faudra encore attendre au moins 3 ans avant qu'ils ne puissent occulter, au moins partiellement, la maison voisine. Quoi qu'il en soit, le tracé du roji a été fait de sorte à ne pas présenter cette perspective à celui qui l'emprunte. Pour rappel, ce jardin est avant toute chose réalisé pour "accompagner" la future cabane à thé, et non l'inverse.

Sur la gauche, vous aurez noté cher Lecteur, un nouveau takegaki (Litt. "barrière de bambou"), réalisé à partir de brande de bruyères landaises ! Il s'agit donc d'une variation "maison" du type takehogaki (竹穂垣), qui traditionnellement est réalisé à l'aide de fines branches de kurochiku (bambou noir) dans la région du Kantô.

La brande n'était pas d'une qualité extraordinaire et l'occultation n'est pas complète (ce qui n'est pas gênant en soi), mais ce genre de takegaki gagne en présence lorsque sa densité est plus importante. D'ici 4 à 5 ans, lorsqu'il faudra changer les dôbuchi (bambous horizontaux) qui maintiennent en sandwich la brande de bruyères, je la remplacerai par une autre plus épaisse. De la canisse (en bambou fendu, joncs ou osier) peut être également utilisée sans problème. Enfin la cordelette noire qui traverse de part en part la barrière et ainsi maintient l'ensemble, aurait gagnée à être doublée pour un résultat plus harmonieux et une présence "graphique" plus forte.

La raison d'être de cette barrière est avant tout fonctionnelle : elle masque en effet le bloc extérieur du système de chauffage de la maison (pompe à chaleur). Dans son prolongement je prévois d'ajouter de nouveaux yotsumegaki pour symboliser la limite du roji.

Comme toujours, je me suis référé à l'excellent ouvrage de Isao Yoshikawa (voir aussi la présentation vidéo dans la fujithèque) pour la réalisation de ce nouveau takegaki. La cordelette noire a été commandée auprès de Niwashi.

à suivre… (ou pas)

 




 


ombre



Renjimado - 櫺子窓
Sudare - 簾 / Natsusôji - 夏障子


 



150228 -
Projet sôan
.

La période hivernale n'a pas été des plus productives concernant mon projet de construction du sôan... Mais avec le retour du printemps je devrais pouvoir me remettre au travail prochainement.

Ceci étant, n'allez pas croire, cher Lecteur, que je n'ai rien fait depuis mon dernier billet sur le sujet. Preuve en image (ci-contre) avec ce qui sera une partie de la façade du sôan. Le carré en bas à gauche sera l'entrée basse (nijiriguchi - 躙口), la partie de droite sera cloisonnée et au dessus, chapeautant le tout, une large ouverture (renjimado - 櫺子窓) fermée par deux shôji qui , bien entendu, peuvent coulisser lattéralement ou s'enlever totalement. Le kanji "" fait référence au fait qu'il sera posé plus tard au travers de la fenêtre, des chaumes de bambou verticaux (un peu à la manière de "barreaux de prison"). Traditionnellement, le nombre de chaumes utilisés est toujours impair et varie en fonction de la largeur de l'ouverture.

On retire les shôji essentiellement en novembre, pour faciliter les opérations de remplacement du washi (和紙 - Litt. : "papier japonais") que l'on décolle à grande eau. Shôji et fusuma ( - cloisons amovibles opaques) peuvent aussi être retirés en été afin de permettre une meilleure circulation de l'air. Ils peuvent alors être remplacés par des sudô (簀戸, aussi appelés natsushôji 夏障子, litt. : "shôji d'été") dont le cadre en bois n'est pas pourvu de washi, mais est remplacé par un fin treillis végétal. Autre solution plus "légère" de remplacement de shôji / fusuma : suspendre simplement des sudare ( - sorte de stores tressés) au travers des ouvertures.

Dans un sôan, les sudare sont posés à l'extérieur et ne comportent pas de galon par volonté de "simplicité" et "rusticité". De même, il est rare que l'on remplace les shôji par des sudô (sauf dans les chashitsu de grande taille), toujours par soucis de simplicité, on ne fait que les retirer.

à suivre… (ou pas)




 


ombre



Shunsetsu - 春雪


 



150203
- Shunsetsu
- 春雪

 

 

 



 


ombre



Hichaku, chanoyu

Hichaku, chanoyu

 



150128
- chadôgu (茶道具) > Hishaku (柄杓)


Le hishaku sert à puiser l'eau (chaude ou froide) pendant le processus de préparation du thé (otemae) dans le cadre de sadô / chanoyu , la voie du thé nippone. Il est entièrement fabriqué en bambou.

Il en existe plusieurs sortes, mais de nos jours, deux sont systématiquement utilisées tout au long de l'année : le furoyôbishaku, employé avec le furo (brasier portatif) et le royôbishaku utilisé avec le ro (foyer enterré). Le premier est légèrement plus petit que le second et si leur kiridome est biseauté, le sens de la coupe est inversée de l'un à l'autre (de manière à ce que la coupe soit plus ou moins parallèle au sol lorsque le hishaku est en "position de repos").

A noter qu'il existe un hishaku de taille intermédiaire appelé kenyôbishaku, dont le kiridome est coupé à angle droit et qui s'utilise tout au long de l'année (avec le furo et le ro). La distinction entre hishaku pour le furo ou le ro date de l'époque Edo, le kenyôbishaku est donc en fait une version "wabi" du premier archétype de hishaku à avoir été introduit au Japon : le sashitoshibishaku (aussi appelé daisubishaku, car utilisé de nos jours avec le daisu lors des otemae les plus formels. Le daisu étant une double étagère où les ustensiles servant à préparer le thé sont déposés).

Une version "wabi" du sashitoshibishaku car, contrairement à ce dernier dont le manche, traverse de part en part (c'est littéralement ce que veut dire "sahitoshi") la "louche" (), le kenyôbishaku (comme les furoyôbishaku et royôbishaku) possède un manche "simplement" emboité dans une découpe au niveau du en forme de croissant de lune (d'où la dénomination commune que l'on peut trouver parfois de "tsukigata", littéralement : "en forme de lune"). Ce mode d'assemblage étant jugé "plus simple", voilà pourquoi les hishaku de type tsukigata sont considérés comme "wabi".

 

à suivre… (ou pas)

 

 



 


ombre

 

 

 

  baseLine  
Shikoku Henro Tour 2010