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Motsu-ji 毛越寺(Hiraizumi)
Le cours d'eau (yarimizu) qui alimente l'étang. Complètement artificiel, c'est un élément constitutif majeur des jardins de cette époque. Observez la disposition des pierres et le petit îlot central... tout a été réalisé avec le plus grand naturel possible dans une harmonie parfaite. Le murmure de l'eau était également une chose à contrôler : le son doit être présent sans être trop fort pour permettre une parfaite relaxation lorsque l'on est assis à proximité. La pente, le tracé, le revêtement du fond, sont autant d'éléments qui influencent la vitesse et donc la sonorité du débit d'eau. On constatera à ce propos que la partie située en aval de l'îlot s'écoule beaucoup plus doucement que la partie en amont, évoquant plus un torrent de montagne.

Pour terminer, signalons que ce yarimizu s'écoule non pas d'est en ouest comme le préconise Tachibana no Toshitsuna dans son Sakuteiki , mais du nord au sud. Toshitsuna évoque d'ailleurs cette "autre façon de faire" (vraisembablement chinoise elle aussi), la rapprochant de la recherche d'harmonie " yin vers le yang" (le nord étant rattaché au signe de l'eau et le sud au feu) et la qualifiant de ne pas être sans fondement. On retrouve également dans la littérature et la peinture d'autres exemples qui semblent démontrer que déjà à cette époque les japonais se détachaient de la "manière chinoise de faire des jardins".
crédit photo : Joshua Powel

   
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