Adaptabilité :
Par définition, le tsuboniwa est dédié aux petits espaces : balcon, cour intérieure, recoin de jardin coincé entre 2, 3 ou 4 murs, etc. C'est le jardin de ville par excellence qui pourra facilement apporter un environnement naturel au sein d'un milieu urbain. Car il s'agit bien de cela : le tsuboniwa, est véritablement un concentré de nature dans un endroit confiné, une re-création naturelle qui apportait dans les maisons traditionnelles (machiya) lumière et air frais (plus d'infos ici). Nous ne nous attarderons que sur 2 principaux archétypes ayant servi à l'élaboration de tsuboniwa au cours des périodes classiques ; le chaniwa et le karesansui. Dans le premier cas, un simple tsukubai peut suffire à évoquer l'atmosphère propre à un roji, dans le second cas, quelques pierres, des gravillons ou de la mousse savamment disposés, apporteront un support physique à la contemplation et au voyage "spirituel" : tous ces éléments deviendront des montagnes immenses, des forêts profondes, ou des océans infinis.
Dans tous les cas, il faudra veiller à garder un bon équilibre dans la composition et le tout devra paraître le plus "naturel" possible. Dans le même ordre d'idée, il faut éviter de surcharger la surface disponible, un ou deux éléments constitutifs suffisent généralement à "planter le décor" ! Il faut composer avec le vide (ma é–“) qui est une donnée essentielle des Arts Nippons.
Bien que nous n'ayons évoqué que 2 archétypes de jardin pouvant servir de base à un tsuboniwa, ce style de jardin peut facilement dépasser ces "limites" et s'adapter ou se décliner sous diverses autres formes. Les seules véritables contraintes seront l'exposition du lieu à aménager, votre imagination et votre budget.
Pour plus d'informations pratiques, nous vous conseillons de vous reporter aux ouvrages de M.P Keane ou de Erik Borja.
crédit photo : fujijardins
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