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Gravier ratissé, rochers, cet aménagement reprend les codes esthétiques du karesansui, jardin zen par excellence (Ginkaku-ji, Kyôto). |
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Caractéristiques (fin):
En conclusion, on peut se demander si au final, le tsuboniwa constitue véritablement, un archétype à part entière, puisque empruntant son "vocabulaire", aux autres archétypes tel que le karesansui ou le chaniwa. Notre parti-pris a été cependant de vous le présenter en tant que tel, car d'un point de vue formel, le tsuboniwa, reste le seul archétype de jardins japonais intimement lié à l' architecture traditionnelle. Si sa fonction reste avant tout pratique (apport de lumière et d'air frais), elle évolue avec le temps vers une fonction esthétique (possibilité d'observer et de jouir de la vue du jardin depuis l'intérieur des bâtiments adjacents). Mais cette imbrication du jardin dans les bâtiments est telle, que M.P. Keane fait remarquer dans son livre 'L'Art du jardin au japon", que le terme tsubo, possède des homonymes dont l'un désigne un point d'acupuncture, entendant par là, que le tsuboniwa joue un rôle analogue dans la circulation du ki 氣 (l'énergie vitale) au travers de l'habitation. Comme tant de choses au Japon, une apparente simplicité, cache en réalité un très grand savoir-faire et une somme de connaissances qui dépasse allègrement le simple cadre de la dite chose. De même dans un espace si petit, il n' y a pas de place pour l'erreur : les différents éléments constitutifs doivent être choisis et positionnés avec le plus grand soin, il en va du bon équilibre de l'ensemble.
Ainsi, le tsuboniwa, est sans doute, et contrairement à ce que l'on pourrait croire, l'un des archétypes de jardin japonais les plus difficiles à réaliser. < précédente
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