Caractéristiques (fin) :
En conclusion, il faut retenir que tous les jardins de style shiden, dérivent de l'archétype primal "île-étang" directement hérité du savoir-faire continental et de l'attraît éprouvé par les aristocrates japonais de l'époque pour la Chine et sa culture. Ainsi, on pourrait qualifier les premiers jardins de l'époque Heian de "jardins de style chinois". C 'est seulement au cours des IXe et Xe siècles, qu' une génèse esthétique purement japonaise va commencer à modifier les règles des canons classiques.
Fortement imprégnés de ce que nous appelons aujourd'hui "géomancie", les jardins de type Shinden constituent une imitation des manifestations externes de la Nature, aménagés de façon récréative avec un grand sens pictural. Les Arts (peinture et littérature) y ont une place importante et influencent le processus de création. Les bâtiments jouent le rôle de "cadre" et participent au fondement d'un principe esthétique fondamental de l'Art des jardins au Japon, à savoir l'alliance de l'angle droit et des formes naturelles. On peut y voir ici, une nouvelle représentation de la dualité "yin-yang". Parfois véritables "mandala" en trois dimensions, les jardins de la Terre Pure n'en sont pas moins créés dans un but propitiatoire, façon sans doute, de se prémunir des forces naturelles que l'on sait violentes dans l'archipel. Au fur et à mesure de la compréhension de ces principes et lois qui régissent la Nature, ils et elles seront intégrées à leur tour dans les archétypes suivants, qui de ce fait, gagnerons en subjectivité.
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